| Les
jonquilles sont intimement liées à la vie de Gérardmer.
Leur présence en grande quantité sur les coteaux de
la " Perle des Vosges " annonce chaque année les
prémices d'un printemps qui, chez nous, est souvent capricieux.
Les jonquilles faisaient le désespoir des paysans de la montagne
: quand on cueille une, il en repousse dix ! Elles ont fait la gloire
de Gérardmer.

Faisons un bref retour dans le
temps et découvrons l'envol de la fête des jonquilles.
1934:
En avril, quand, au retour d'une balade, quelques bons copains de
l'amicale motocycliste gérômoise eurent l'idée
d'orner leurs machines, du guidon au tan-sad, du garde-boue au rétroviseur,
des jaunes fleurettes de saison, ils ne se doutaient pas de l'engouement
qu'ils allaient déclencher.
1935:
La première fête des jonquilles a eu l'honneur de faire
l'objet d'un article dans l'Est Républicain. Le cortège
s'ébranle ; derrière une voiture, dont le haut-parleur
lance des airs joyeux, un immense poisson, tout en jonquilles, pétille
aux heurts de la route ; une bouteille de champagne géante,
avec ses coupes, apparaît ensuite, suivie des moulins à
vent, oeufs de Pâques, cygnes et papillons de toutes sortes.
Certaines motos comportent des échafaudages compliqués,
prémices des futurs chars.
Les spectateurs étaient
au rendez-vous et le sont encore maintenant.
La
fête des jonquilles est connue et appréciée
de tous. Pas seulement des Gérômois car des milliers
de personnes se déplacent pour voir le corso défiler
dans les rues de Gérardmer.
Les
quelques jours qui précédent et suivent la Fête
des Jonquilles, la ville gérômoise devient cosmopolite,
car toutes les nationalités y sont dignement représentées,
que ce soit en tant que spectateurs ou en tant que musiciens. La
fête est un festival musical par les groupes qui rythment
tout le défilé et font danser la foule.
Vous
découvrirez tout le long de ce dossier les différentes
étapes et personnes qui font de la Fête ce qu'elle
est aujourd'hui.

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