La
symphonie gérômoise or et mousse éclate comme
une fête réussie, dès le lever du rideau. Mais
travail, angoisse, lassitude, solidarité, insomnie ont précédé
les trois coups.
La fête
des Jonquilles commence l'année précédente.
Et oui! Dès la réunion qui fixe la date retenue pour
les festivités.
Les constructeurs
se mettent à la tâche dès le mois d'octobre,
pour que leurs chars puissent être prêts pour la Fête.
Quelques centaines
de personnes, membres d'associations ou d'amicales locales, créent,
soudent, clouent, agrafes et assemblent les éléments
des chars qui défileront une fois parés de jonquilles,
de mousses, de lichens, branchages ou autres.
Sont ainsi construits
de 20 à 30 chars, selon les années, dont la «
carcasse » est faite de treillis de fils de fer à mailles
de un centimètre, tendus sur des armatures en fer.
Ces carcasses prêtes, il
s'agit de les habiller.
Il faut 2500
à 3000 jonquilles par mètre carré de grillage,
soit environ 350 000 fleurs pour un char dit moyen.

Des heures de
travail sont en perspective pour les constructeurs mais également
pour leurs familles qui les soutiennent.
Ces artistes
ont beaucoup de mérite car, pour quelques mois, ils doivent
combiner vie familiale, vie professionnelle et préparation
à la Fête des Jonquilles.
Chaque fête,
les constructeurs ont la joie et le plaisir de voir leur travail,
de longue haleine, récompensé par des poignées
de main de spectateurs, des félicitations mais surtout le
bonheur qui jaillit de la foule.
La plus belle
des gratifications est de voir leurs chars faisant objet de tant
de compliments, de joie, d'admiration et d'applaudissements.

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